Amra Alilovic

AMRA ALILOVIC est née à  Sarajevo où elle a vécu avec sa mère. Elle y commence des études à  la faculté de physique nucléaire, qu'elle doit interrompre à  cause de la guerre.

Elle travaille pendant deux ans à  la mairie de Sarajevo, afin d’aider des familles de populations déplacées à  identifier les corps de leurs proches. Par ce biais, Amra Alilovic rencontre des membres de l’association Equilibre qui lui permettent de pouvoir partir quelque temps en France.

Durant son séjour, elle se trouve sans nouvelle de sa famille: plus de téléphone, routes postales coupées... La fermeture du territoire bosnien l'empêche de retourner dans son pays. Elle obtient alors une carte de séjour et refait sa vie en France, comme interprète.

Aujourd’hui, elle est un membre actif de l’association lyonnaise Mir Sada, qui signifie "Paix maintenant" en bosnien. Cette association a été fondée en 1993 pendant le conflit des Balkans. À l’origine elle était constituée de Français révoltés par l'indifférence des puissances européennes face à  à  la guerre. Depuis six ans, elle s'occupe du parrainage d'enfants et Å“uvre pour que justice soit faite par rapport aux atrocités commises au nom de la guerre. Elle souhaite aussi que la Bosnie cesse d'être un pays où les institutions sont partagées entre des ethnies. Pour Amra Alilovic, la guerre a en effet créé des tensions qui n'existaient pas entre les communautés, et les conséquences de ces divisions se font encore sentir.

 
On n'allait pas s'entretuer entre voisins... Une indifférence volontaire? La Bosnie écartée par l'Union Européenne? Pardonner aux Serbes?